"Amis pour toujours" : convoqué par la Belgique, un ambassadeur trumpiste joue l'apaisement
Convoqué par la Belgique mardi après avoir qualifié des poursuites judiciaires d'"antisémites", l'ambassadeur des Etats-Unis Bill White a joué l'apaisement, assurant à l'AFP que les deux pays étaient "amis pour toujours".
Le diplomate trumpiste a jeté un pavé dans la mare en critiquant dans une série de tweets lundi une enquête judiciaire "antisémite" et "ridicule" contre des "mohels", des circonciseurs juifs, à Anvers.
Des accusations immédiatement dénoncées par le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot.
"Toute suggestion selon laquelle la Belgique serait antisémite est fausse, offensante et inacceptable", a-t-il réagi, annonçant convoquer l'ambassadeur dans la foulée.
Au cours de cet entretien, le diplomate s'est vu "rappeler" le rôle et "les limites des fonctions d'un ambassadeur accrédité dans un pays", ont sèchement souligné les autorités belges dans un communiqué. "Toute ingérence dans les affaires intérieures de la Belgique constitue une violation de ces règles diplomatiques essentielles".
Sollicité sur cet échange, l'ambassadeur américain a affirmé que Maxime Prévot avait "mal interprété" ce qu'il disait.
"Je sais que la Belgique n'est pas antisémite mais ne pas agir dans ce cas précis pourrait donner une impression d'antisémitisme", a-t-il déclaré dans un entretien avec l'AFP.
Le diplomate américain a affirmé avoir eu "une bonne conversation" mardi avec le ministère des Affaires étrangères belge, qui était très "mécontent du tweet". Et a cherché à dédramatiser l'incident.
"J'ai dit aujourd'hui à Maxime, à mes amis Theo Francken et Bernard Quintin, que nous sommes amis pour toujours et que nous pouvons avoir des désaccords", a-t-il lancé, à propos des ministres belges des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Intérieur.
X.Castaing--PP