Petit Parisien - Crue dans l'Himalaya : les secours népalais recherchent toujours des rescapés dans les tunnels

Paris -
Crue dans l'Himalaya : les secours népalais recherchent toujours des rescapés dans les tunnels
Crue dans l'Himalaya : les secours népalais recherchent toujours des rescapés dans les tunnels / Photo: Pedro PARDO - AFP

Crue dans l'Himalaya : les secours népalais recherchent toujours des rescapés dans les tunnels

Les secours poursuivent leurs efforts samedi pour tenter de localiser de nouveaux survivants dans les tunnels du nord du Népal, où ils ont retrouvé la veille deux ouvriers bloqués depuis la crue meurtrière du 26 août.

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"Les opérations de recherche et de secours continuent ce matin. Les efforts sont aussi en cours dans les tunnels (...) nous n'avons pas de nouvelles informations, mais le travail continue", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée népalaise, Raja Ram Basnet.

Neuf jours après la catastrophe, deux ouvriers népalais - Sanjay Sah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans - ont été extraits sains et saufs vendredi d'un tunnel du chantier du barrage de Trishuli-3 dont ils étaient prisonniers.

"Nous étions au moins 40 ou 45" au moment de la crue, a raconté M. Sah dans une vidéo publiée par un média népalais. "Je ne pouvais pas m'enfuir seul (...) je leur ai dit à tous de courir. Je n'ai pas eu le temps de sortir".

Juste après le désastre, les autorité népalaises avaient estimé à une centaine le nombre d'ouvriers susceptibles d'être bloqués dans ce tunnel.

Depuis dix jours, des dizaines de sauveteurs népalais, assistés d'experts venus d'Inde, de Chine et de Corée du Sud, creusent sans relâche plusieurs de ces tunnels sur des sites de centrales hydroélectriques et de chantiers de barrages, ensevelis depuis la crue.

Hormis les deux rescapés extraits vendredi, leurs équipes n'y ont retrouvé que quelques corps sans vie.

L'immense vague d'eau, de glace et de débris, causée par l'effondrement d'un glacier et de roches, qui a déferlé à la frontière du Népal et de la Chine, a fait au moins 1.325 morts et près de 5.600 disparus, selon les derniers bilan officiels.

Parmi les personnes disparues figurent plus de 900 salariés ou ouvriers des sites hydroélectriques népalais.

- Appel d'urgence -

Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a évoqué un "tsunami himalayen", avec des dégâts considérables.

Vendredi, l'ONU a lancé un appel d'urgence pour collecter près de 50 millions de dollars pour subvenir aux besoins essentiels de 84.000 victimes privées de tout.

"Le temps joue contre eux", ont souligné les agences onusiennes au Népal. "Les inondations ont emporté presque tout ce qui permettait aux survivants de vivre au quotidien".

De nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches disparus et continuent à faire la tournée des hôpitaux, de la police et des autorités en quête d'information.

Côté chinois, la crue a fait 31 morts et 531 disparus, selon un bilan diffusé vendredi par la presse officielle de Pékin.

Les autorités chinoises ont maintenu un contrôle strict sur l'accès pour les médias à la zone du Tibet affectée par la crue et sur les sources d'information.

Les médias officiels chinois n'ont jamais communiqué les noms des disparus ni diffusé d'images montrant les réactions des familles.

H.Guyot--PP