Petit Parisien - La Bourse de Paris profite des espoirs de résolution rapide de la guerre au Moyen-Orient

Paris -
La Bourse de Paris profite des espoirs de résolution rapide de la guerre au Moyen-Orient
La Bourse de Paris profite des espoirs de résolution rapide de la guerre au Moyen-Orient / Photo: ERIC PIERMONT - AFP/Archives

La Bourse de Paris profite des espoirs de résolution rapide de la guerre au Moyen-Orient

La Bourse de Paris a terminé en nette hausse mardi, profitant de la chute des prix de l'énergie après les déclarations de Donald Trump laissant entrevoir une possibilité de résolution rapide de la guerre au Moyen-Orient.

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L'indice vedette CAC 40 a gagné 1,79% mardi, terminant à 8.057,36 points. Lundi, l'indice parisien des 40 principales valeurs françaises avait terminé dans le rouge, reculant de 0,98%.

Dans une déclaration à une journaliste de la chaîne CBS, le président américain Donald Trump a déclaré lundi soir que la guerre était "quasiment" finie, faisant valoir que l'Iran n'avait plus de "marine", ni de "communications", ni de "force aérienne".

"Le marché veut voir le verre à moitié plein", avec les espoirs d'une "guerre relativement courte", souligne Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour Mirabaud France.

"Les déclarations de Trump lundi ont provoqué d’importants mouvements sur le marché pétrolier, entraînant une chute brutale (...) des prix", relève Patrick Munnelly, analyste de Tickmill Group.

Son intervention "a apaisé les craintes d'un conflit à long terme susceptible de déclencher un choc +stagflationniste+", une situation économique très inconfortable combinant forte inflation et faible croissance, selon les analystes de la Deutsche Bank.

Les cours du brut ont même creusé leurs pertes mardi après la fermeture des marchés européens, après l'annonce de l'escorte d'un premier pétrolier par la Marine américaine à travers le détroit d'Ormuz, jusque-là bloqué en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) tient une réunion extraordinaire mardi après-midi à Paris afin d'envisager un possible recours aux stocks stratégiques de pétrole pour endiguer la flambée des cours de l'or noir depuis le déclenchement de la guerre.

Les deux références mondiales du pétrole dévissaient ainsi de 15% environ vers 17H30 GMT, loin de leurs sommets depuis juin 2022 atteints la veille.

Les financières rebondissent

"Les valeurs qui avaient un peu souffert comme le secteur des bancaires qui était sous pression" sont reparties à la hausse mardi "car les craintes d'un retour de l'inflation et de son corollaire", à savoir une hausse des taux directeurs, se sont apaisées, note M. Rozier.

Société Générale a terminé en nette hausse de 4,30% à 68,40 euros, BNP Paribas a gagné 3,56% à 88,37 euros, et Crédit Agricole 2,98% à 17,09 euros.

"Le scénario de +stagflation+ dû à la remontée de prix de l'énergie (...) est un scénario extrêmement défavorable pour les valeurs financières", explique le gestionnaire de portefeuille.

L'industrie brille

Pour les sociétés qui produisent "du verre, de l'acier, le premier poste de dépenses, ce sont les énergies fossiles", rappelle M. Rozier.

Les valeurs industrielles françaises ont ainsi largement profité de la chute des prix de l'énergie mardi, ArcelorMittal grimpant par exemple de 7,43% à 49,46 euros.

O.Philippe--PP