Petit Parisien - Wall Street attend l'inflation américaine, en plein creux estival

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Wall Street attend l'inflation américaine, en plein creux estival

Wall Street attend l'inflation américaine, en plein creux estival

La Bourse de New York évolue en petite hausse mardi, à la veille de la publication très attendue des chiffres de l'inflation aux États-Unis, la place américaine montrant par ailleurs les signes d'un ralentissement saisonnier.

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Vers 14H05 GMT, le Dow Jones prenait 0,18% et l'indice élargi S&P 500 avançait de 0,10%. Le Nasdaq restait quant à lui à l'équilibre (-0,01%).

"Les volumes [d'échanges] ont été faibles hier et ils le seront probablement encore aujourd'hui", anticipe auprès de l'AFP Art Hogan, analyste de B. Riley Wealth Management.

Selon lui, "le marché manque de catalyseurs" en attendant d'en savoir plus sur le niveau d'inflation aux États-Unis.

L'indice des prix à la consommation (CPI) pour juillet sera publié mercredi, tandis que son équivalent côté producteurs (PPI) le sera jeudi.

Le marché boursier espère pouvoir conforter son hypothèse quant à un maintien des taux lors de la prochaine réunion de la banque centrale américaine (Fed) en septembre.

Avec le conflit au Moyen-Orient, les hausses de prix avaient concentré l'attention des investisseurs, les conduisant à anticiper au début de l'été un resserrement monétaire de la part de la Fed pour freiner cette dynamique.

Mais les mauvaises données de l'emploi du mois dernier publiées vendredi ont rebattu les cartes.

"La Réserve fédérale a peu de chances de relever ses taux directeurs face à des chiffres aussi médiocres sur le marché du travail", estime David Morrison, de Trade Nation.

Une inflation inférieure ou conforme aux attentes appuierait l'hypothèse d'une Fed peu prompte à pénaliser davantage le marché du travail en rehaussant ses taux.

Une hausse des prix plus marquée compliquerait la tâche de l'institution et les prévisions des investisseurs, d'autant que Kevin Warsh, le nouveau patron de la Fed, a posé comme principe de les laisser dans le flou en ce qui concerne la trajectoire monétaire.

En parallèle, la réaction du marché pétrolier aux derniers développements géopolitiques au Moyen-Orient reste très scrutée.

Vers 14H00 GMT, les cours du pétrole évoluaient en petite baisse, entraînant avec eux les rendements obligataires des emprunts de l'Etat américain.

L'échéance à dix ans se détendait à 4,68% contre 4,71% à la clôture la veille.

Côté entreprises, Intel (+0,20% à 97,71 dollars) se maintenait après avoir revu à la hausse l'ampleur de l'émission d'actions nouvelles que l'entreprise compte procéder. Intel vise désormais une levée de 20 milliards de dollars, contre 15 milliards annoncés la veille. Le cours avait alors perdu plus de 4%.

Le groupe suisse On Holding, lié à l'ancien champion de tennis Roger Federer, dévissait de près de 20% à 31,22 dollars après avoir fait état de résultats trimestriels en demi-teinte. La société surtout connue pour ses chaussures de sport a aussi revu à la baisse ses prévisions annuelles.

Le laboratoire américain Eli Lilly (-0,71% à 1.223,25 dollars) reculait légèrement malgré l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché de son comprimé anti-obésité au Royaume-Uni, une première en Europe.

Z.Gaillard--PP