Aucune "faille de sécurité" identifiée dans l'enquête de l'UE sur un commissaire hongrois
Aucune "faille de sécurité majeure" n'a été identifiée dans l'enquête visant le commissaire européen hongrois Oliver Varhelyi, proche de Viktor Orban et soupçonné d'espionnage, a annoncé l'UE vendredi.
Plusieurs médias européens avaient révélé en octobre que la Hongrie de Viktor Orban avait tenté durant plusieurs années d'exercer des pressions sur ses ressortissants travaillant au sein des institutions européennes pour y organiser des opérations d'espionnage, entre 2012 et 2018.
La Commission européenne avait annoncé dans la foulée ouvrir une enquête.
Le rôle du commissaire hongrois Oliver Varhelyi était particulièrement scruté dans cette affaire. Et pour cause: il dirigeait à l'époque des faits la représentation hongroise à Bruxelles. Avant de devenir commissaire européen, en 2019.
Oliver Varhelyi a lui toujours nié être au courant.
Après plusieurs mois d'enquête, la Commission a conclu qu'"aucune faille de sécurité majeure" n'avait pu être identifiée dans cette affaire a annoncé un porte-parole, Balazs Ujvari.
"Il n'est pas possible d'attribuer une responsabilité ou d'impliquer des personnes autres que les agents des services de renseignement eux-mêmes", a-t-il précisé.
Le futur Premier ministre hongrois Peter Magyar, qui travaillait à Bruxelles au moment des faits allégués, a lui accusé le commissaire de ne pas dire "toute la vérité" à ce sujet.
Y.Giroux--PP