Petit Parisien - Cuba: un entrepreneur américain rencontre le petit-fils de Raul Castro pour parler affaires

Paris -
Cuba: un entrepreneur américain rencontre le petit-fils de Raul Castro pour parler affaires
Cuba: un entrepreneur américain rencontre le petit-fils de Raul Castro pour parler affaires / Photo: ADALBERTO ROQUE - AFP

Cuba: un entrepreneur américain rencontre le petit-fils de Raul Castro pour parler affaires

Un entrepreneur américain, qui brigue aussi un siège à la Chambre des représentants en novembre pour le Parti républicain, a dit vendredi à l'AFP s'être entretenu à La Havane avec Raul Guillermo Rodriguez Castro, le petit-fils de l'ancien dirigeant Raul Castro, pour parler affaires.

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Vic Mellor, 57 ans, candidat pour représenter l'Etat de Rhode Island (nord-est des Etats-Unis) au Congrès, a expliqué s'être entretenu "pendant plusieurs heures" jeudi soir avec le petit-fils de Raul Castro, âgé d'une quarantaine d'années, dans le cadre d'une visite de plusieurs jours sur l'île qui s'est achevée vendredi.

L'AFP n'a pas accès à l'entourage de Raul Guillermo Rodriguez Castro permettant d'obtenir confirmation de cette rencontre.

M. Rodriguez Castro, colonel du ministère cubain de l'Intérieur et chef de la sécurité personnelle de son grand-père, a été cité par des médias américains comme ayant un rôle clé dans les pourparlers en cours entre La Havane et Washington, sans occuper aucune fonction officielle.

"J'ai eu l'occasion de rencontrer Raul (Guillermo Rodriguez Castro), et je partage sa vision d'ouvrir Cuba aux affaires. Je pense que Cuba en a besoin", a expliqué le chef d'entreprise américain, qui a dit posséder dans son pays une dizaine de sociétés dans les secteurs de la santé et des médias.

Les relations entre La Havane et Washington se sont considérablement tendues depuis janvier, avec l'imposition par les Etats-Unis d'un blocus pétrolier de facto contre l'île, l'édiction de nouvelles sanctions contre des entreprises et des dirigeants cubains, et l'inculpation de l'ex-président Raul Castro dans une affaire remontant à 1996.

"Il est temps de changer, et Raul (Guillermo Rodriguez Castro) le pense aussi (...) il comprend que les affaires sont la voie à suivre (...), il comprend qu'une coopération sur le plan économique avec les Etats-Unis est la clé de la prospérité de Cuba", a-t-il ajouté.

Pour l'entrepreneur, vétéran du corps des Marines, l'île de 9,6 millions d'habitants est "au bord d'une nouvelle révolution". Il a évoqué le potentiel économique du pays communiste en matière de tourisme, exploitation minière et capital humain.

"Pas avec les sanctions en place, ce n'est pas possible", mais "dès que les sanctions tomberont, de nombreuses entreprises voudront venir à Cuba", a-t-il poursuivi, en référence notamment à l'embargo américain en vigueur depuis 1962 qui empêche les entreprises américaines de commercer avec Cuba.

Durant sa visite à La Havane, l'entrepreneur a visité des hôpitaux, des églises et a dit avoir discuté avec des habitants qui "sont très résilients, qui sourient, même s'ils subissent les sanctions et les coupures électriques".

P.Bouvier--PP