Chikungunya, dengue, Zika: 92 cas importés dans l'Hexagone depuis début mai
Un peu plus de 90 cas importés de chikungunya, dengue et Zika, trois maladies transmises par des moustiques tigres, ont été recensés en France hexagonale depuis début mai et le démarrage de la surveillance renforcée des arboviroses, selon un bilan publié mercredi par Santé publique France.
Du 1er mai, début de cette surveillance renforcée, jusqu'au 25 mai, 12 cas importés de chikungunya, 79 de dengue et un de Zika ont été identifiés, précise l'agence sanitaire.
A ce stade, il n'a été détecté aucun cas autochtone de ces maladies dont le vecteur est le moustique tigre (Aedes albopictus), désormais implanté dans 83 départements et actif entre les mois de mai et de novembre.
Durant cette période d'activité des moustiques, la détection d'un cas de dengue, chikungunya ou Zika (importé ou autochtone) donne lieu à des investigations épidémiologiques et entomologiques pour déclencher rapidement des mesures de lutte antivectorielle et ainsi limiter le risque de transmission locale de ces virus.
Le ministère de la Santé avait adressé vendredi aux professionnels de santé un "appel à une vigilance renforcée" sur ces arboviroses dans l'Hexagone, dans un message urgent émis par la Direction générale de la santé.
"Le début de la saison 2026 est marquée par un nombre important de cas importés de dengue et de chikungunya en France métropolitaine (environ 500 cas confirmés de dengue et 50 cas confirmés de chikungunya importés en France hexagonale depuis le début de l'année 2026), augmentant le risque d'apparition de cas autochtones sur le territoire en cette période d'activité des vecteurs", pointe ce document de six pages.
Aussi, "face à un tableau clinique évocateur, fièvre d'apparition brutale, en l'absence d'autre signe (...) infectieux, sans autre diagnostic, il est essentiel d’évoquer ces diagnostics et prescrire les examens biologiques préconisés, (...) y compris en l'absence de voyage en zone à risque", y écrit le ministère.
Car la survenue de cas autochtones est très souvent liée à une absence de diagnostic, une sous-déclaration ou à une déclaration tardive des cas, note la DGS.
Les soignants sont aussi invités à "être vigilants sur la présence de moustiques au sein et aux abords de (leurs) locaux", notamment en y supprimant les eaux stagnantes propices au développement de ces insectes dans des gîtes larvaires.
Après une année 2025 record dans l'Hexagone pour les cas autochtones de maladies transmises par des moustiques, chikungunya en tête (plus de 800 cas), les autorités sanitaires ont exhorté début mai à demeurer "tous vigilants" pour limiter les risques d'importation et de propagation.
Y.Leger--PP