Petit Parisien - Ligue 1: à l'OM, Abardonado et les choses simples

Paris -
Ligue 1: à l'OM, Abardonado et les choses simples
Ligue 1: à l'OM, Abardonado et les choses simples / Photo: Thibaud MORITZ - AFP

Ligue 1: à l'OM, Abardonado et les choses simples

Quelques jours après le départ de Roberto De Zerbi, et en attendant l'arrivée d'un nouveau coach, c'est l'intérimaire Jacques Abardonado qui dirigera l'OM samedi face à Strasbourg et il a promis "des choses simples" pour redonner confiance à un "groupe meurtri".

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Il pleut sans cesse depuis des semaines à Marseille, l'OM ne va pas bien et samedi à l'heure du coup d'envoi du match contre Strasbourg (17h), c'est un grand coup de mistral qui est annoncé sur le Vélodrome.

L'atmosphère s'annonce sinistre, entre la suspension d'une partie du virage Sud et la colère de toutes les tribunes. Bref, l'ambiance n'est pas très gaie autour de l'OM, mais "Pancho" Abardonado a promis pour samedi une équipe "conquérante" et qui voudra "se racheter de ses erreurs".

Pour chasser la sinistrose et remettre l'OM dans le sens de la marche, le natif de Marseille espère voir des joueurs qui vont "courir plus, avoir la banane, prendre du plaisir et prendre des risques".

"On est tous responsables et tous revanchards. Il faut oublier et passer à autre chose. Il faut agir et rapidement", a-t-il dit.

Ce qu'il faut oublier, c'est le terrible 5-0 infligé dimanche dernier par le Paris SG, beaucoup trop fort pour une équipe marseillaise en difficulté et pour un coach, Roberto De Zerbi, en bout de course.

- "La beauté de Marseille" -

Vendredi devant la presse, Abardonado a très vite eu des mots très élogieux pour le technicien italien, qui en avait fait l'un de ses adjoints, comme Jorge Sampaoli ou Marcelino avant lui.

"Roberto est un coach merveilleux, quelqu'un qui a un grand coeur et un professionnel magnifique que je ne peux que remercier. J'ai rarement vu un coach aimer autant un club", a-t-il dit.

Mais Abardonado, né et grandi à Marseille, ancien joueur de l'OM et membre de l'encadrement du club depuis plus de 10 ans, le sait mieux encore que d'autres, "Marseille est un club extraordinaire, mais dans les deux sens".

"C'est un club avec beaucoup de pression et ça on ne pourra pas le changer. Les coachs qui viennent ici savent à quoi s'attendre et ça fait partie de la beauté de Marseille", a estimé celui qui avait déjà dirigé l'OM lors de deux matches en 2023, entre le départ de Marcelino et l'arrivée de Gennaro Gattuso.

Abardonado lui-même n'y échappera pas samedi et sait que l'accueil du Vélodrome sera hostile, alors que l'OM (4e) doit absolument s'imposer pour reprendre confiance et rester au contact de Lyon dans la course au podium.

- "Laver les têtes" -

"On s'attend à une ambiance particulière et c'est normal. Il y aura des banderoles et des chants. C'est à nous de réagir. Le public ne laissera rien passer et on doit leur montrer dès les premières minutes qu'on est là pour gagner", a expliqué le coach intérimaire.

Après les séances de lundi et mardi, dirigées par De Zerbi, c'est en tandem avec l'entraîneur de la réserve Romain Ferrier qu'Abardonado a préparé le match de samedi.

"On a retrouvé un groupe meurtri et fatigué après Paris. C'est logique. Avec Romain, on a essayé d'apporter du positif toute la semaine. On a fait des choses simples, qu'ils savent faire", a-t-il expliqué.

"Il faut laver les têtes, parler avec certains, laisser les autres tranquilles. Il faut sortir le positif, écouter les joueurs. Et faire un travail très simple à l'entrainement, ne pas chercher la complication", a-t-il insisté.

"On a fait un peu moins de vidéo, pour garder les têtes fraîches. On va mettre les joueurs à leur poste, leur donner un peu de liberté. Quand on n'est pas bien, il faut bannir les choses compliquées pour que le joueur n'ait pas à réfléchir", a-t-il encore développé.

Ensuite, la semaine prochaine sans doute, Abardonado laissera le chrono, le sifflet et les commandes à un nouveau coach. "Il saura quoi faire", a promis l'intérimaire.

Y.Giroux--PP