Ligue des champions: face à l'Atlético, le grand défi de Lamine Yamal
"En mission" pour ramener le FC Barcelone en finale de la Ligue des champions, le prodige catalan Lamine Yamal fait face mardi au plus grand défi de sa jeune carrière: mener son équipe vers une nouvelle "remontada" face à l’Atlético Madrid en quart de finale retour.
"Ce n’est pas terminé, Culers (surnom des supporters du Barça). Nous allons tout donner au retour. Tous ensemble, toujours", a promis l’ailier de 18 ans sur Instagram après la défaite (2-0) à l’aller au Camp Nou.
Auteur d'un nouveau festival technique sur son côté droit et de nombreux gestes de classe sans parvenir à se montrer décisif, le jeune gaucher avait terminé la rencontre frustré, accroupi sur la pelouse, alors que ses supporters chantaient "Si se puede! Si se puede!" (Oui, on peut le faire!).
Ce refrain a résonné à nouveau, samedi, après le succès dans le derby face à l'Espanyol (4-1), marqué par deux passes décisives et un but en fin de match du N.10 blaugrana, de retour à son meilleur niveau au meilleur moment après une première partie de saison plombée par des douleurs au pubis.
Un élan qui lui a (déjà) permis d'améliorer ses statistiques de la saison passée, terminée avec un triplé (Liga, Coupe du Roi, Supercoupe d'Espagne) et une deuxième place au Ballon d'Or, avec désormais 22 buts et 18 passes décisives toutes compétitions confondues.
"Lamine a été très bon récemment. Je suis vraiment heureux pour lui. Il doit continuer à faire ces choses qui font de lui le meilleur joueur du monde en ce moment en un contre un. Mais nous devons aussi l'aider, lui donner des options de passe, et jouer en équipe", a estimé son entraîneur Hansi Flick.
- Inspiré par LeBron James -
Pour lancer l'opération "remontada", le phénomène catalan n'a pas invoqué le souvenir de l'épisode original, face au PSG en 2017, ni le slogan "1% de chance, 99% de foi" de Neymar Jr, comme lors de la récente demi-finale de Coupe du Roi contre l'Atlético, déjà (défaite 4-0 à l'aller, victoire 3-0 au retour).
Il s'est est remis à une autre remontée fantastique, contre tous les pronostics, en 2016: celle des Cleveland Cavaliers de LeBron James, sacrés champions NBA après avoir été mené 3-1 par les Golden State Warriors, ce qu'aucune franchise n'était parvenue à faire jusqu'ici.
La légende du basket américain avait alors pu compter sur un superbe lieutenant, Kyrie Irving, pour renverser l'armada de Stephen Curry et Klay Thompson, ce qui ne sera pas le cas pour Yamal, privé de son compère brésilien Raphinha, blessé pendant la dernière trêve internationale.
Ni son remplaçant à gauche, l'Anglais Marcus Rashford, ni le jeune Fermin Lopez, n'avait su profiter de ses offrandes à l'aller, laissant l'Atlético s'imposer à onze contre dix grâce à un coup de canon sur coup franc de Julian Alvarez et une contre-attaque conclue par Alexander Sorloth.
- Semaine à deux finales pour Griezmann -
Il faudra donc faire mieux, "un match parfait" comme l'a répété Flick, pour espérer renverser l'Atlético d'Antoine Griezmann, qui n'a jamais perdu à domicile en phase à élimination directe de C1 depuis l'arrivée de Diego Simeone sur son banc il y a 15 ans.
"Je crois en mon équipe, je sais que nous pouvons le faire. Nous devons avoir une défense solide et stable, mais être courageux offensivement. Nous devons presser haut, et saisir chaque opportunité. C'est ce qui a fait la différence entre eux et nous à l'aller", a expliqué le technicien allemand.
Le capitaine rojiblanco Koke, 34 ans, présent lors des deux finales de C1 perdues en 2014 et en 2016 -après avoir éliminé le Barça à chaque fois-, a lui parlé d'une opportunité "de marquer l'histoire" et d'un match à jouer "comme une finale".
Sans penser, pour l'instant, à celle de la Coupe du Roi, samedi face à la Real Sociedad, une merveilleuse opportunité de boucler la boucle pour Griezmann, 35 ans. Même si la fête serait d'autant plus belle avec les deux pieds dans le dernier carré de C1.
J.Lemaitre--PP