La quinzième étape du Tour: les Alpes par son versant nord
La quinzième étape du Tour de France, dimanche entre Champagnole et le Plateau de Solaison, marque l'entrée dans les Alpes avec une dernière ascension terrible pour "une explication des chefs" entre favoris.
A la veille de la deuxième journée de repos, les coureurs auront fort à faire lors de cette étape longue de 183,9 km avec quatre ascensions répertoriées et un dénivelé positif de 3.950 m.
En route, deux morceaux de choix: le Salève par le col de la Croisette, une ascension de 5 km avec des pentes impitoyables (11,2% de moyenne). Et la montée finale, classée hors catégorie, vers le Plateau de Solaison par une route étroite longue de 11,3 km à 9,1% de dénivelé moyen.
"On monte au Salève par le versant le plus difficile avec des pentes extrêmes. On est souvent à 12-13%. Ça dure quelques kilomètres, mais c'est très dur, explique Thierry Gouvenou, le responsable du parcours, à l'AFP. La clé à ce moment-là, c'est de savoir où seront les équipiers. Parce qu'il faut quand même de la main d’œuvre pour aller jusqu'au bas du plateau de Solaison."
Le plateau, magnifique, n’a encore jamais accueilli le Tour de France mais trois arrivées du Critérium du Dauphiné, devenu Tour Auvergne-Rhône-Alpes. En 2017 lorsque Jakob Fuglsang s’y était imposé, en 2022 pour une victoire de Jonas Vingegaard et cette année avec le triomphe d’Isaac del Toro, coéquipier de Tadej Pogacar.
"C'est un gros morceau, beaucoup plus dur que l'Alpe d'Huez, prévient Gouvenou. Chaque fois qu'on y est allé, il y a toujours eu des écarts. Ça finit un par un. Tout le monde est exténué. Ca va être l'explication des chefs."
Départ de Champagnole à 13h10 (réel à 13h20), arrivée au plateau de Solaison à 17h55 (horaire calculé sur une moyenne de 40 km/h).
L.Marion--PP