La dix-huitième étape du Tour: premier volet de la trilogie alpestre
La dix-huitième étape du Tour de France, jeudi entre Voiron et Orcières-Merlette, marque le début d'une trilogie alpestre qui s'annonce chaque jour plus difficile et qui déterminera le podium final dimanche à Paris.
Longue de 185,2 kilomètres, cette étape de montagne comporte cinq ascensions répertoriées, dont deux de première catégorie, la côte d’Engins (11,4 km à 5,4%) et la montée finale vers Orcières-Merlette (7,1 km à 6,7%), pour un dénivelé total de 3.900 m.
Sur le papier, c'est un terrain de jeu idéal pour une échappée car les favoris devraient surtout attendre les étapes de vendredi et samedi, qui arriveront toutes les deux à l'Alpe d'Huez, pour se montrer.
"Mais ce sera une échappée de +costauds+ parce que dès le kilomètre 20, on monte la côte d'Engins pour aller chercher le plateau du Vercors. Ca devrait faire le tri dans le peloton pour laisser partir des bons grimpeurs", explique à l'AFP Thierry Gouvenou, le responsable du parcours.
"Après, on est sur la route Napoléon. Je ne pense pas que les leaders vont se livrer dans le final lorsqu'on sait ce qui les attend les deux derniers jours. En revanche il faudra savoir grimper pour exister sur cette étape."
Orcières-Merlette est une arrivée mythique dans le Tour de France depuis 1971 et la victoire en solitaire de Luis Ocana avec près de six minutes d'avance sur Lucien Van Impe et près de neuf minutes sur Eddy Merckx. L'Espagnol avait chuté quelques jours plus tard dans la descente du Col de Menté et abandonné.
Tadej Pogacar garde aussi des souvenirs de la station de ski des Hautes-Alpes où il a pris la deuxième place derrière Primoz Roglic en 2020 lors de la dernière venue du Tour, avant de renverser son compatriote deux semaines plus tard lors du contre-la-montre à la veille de l'arrivée finale.
Départ de Voiron à 12h35 (réel à 12h50), arrivée à Orcières-Merlette à 17h25 (horaire calculé sur une moyenne de 40 km/h).
B.Roussel--PP