Petit Parisien - Basket: impériale aux Etats-Unis, Gabby Williams tutoie de nouveaux sommets

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Basket: impériale aux Etats-Unis, Gabby Williams tutoie de nouveaux sommets
Basket: impériale aux Etats-Unis, Gabby Williams tutoie de nouveaux sommets / Photo: Ethan Miller - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Basket: impériale aux Etats-Unis, Gabby Williams tutoie de nouveaux sommets

Elle est l'aimant qui tire vers le haut. La basketteuse Gabby Williams a envoyé San Francisco en finales WNBA, un nouveau sommet où elle tentera d'inscrire son nom au bout d'une irrésistible ascension.

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La Française de 30 ans a fait vendredi d'une pierre deux coups: vaincre la meilleure joueuse au monde A'ja Wilson, tenante du titre avec Las Vegas, et se hisser pour la première fois jusqu'aux prestigieuses finales de la ligue féminine de basket nord-américaine, face à l'Atlanta Dream.

Ce triomphe au bout d'une série remportée 3-0 en demi-finales contre la franchise du Nevada retentit comme un exploit: ce n'est que la deuxième saison des Golden State Valkyries au sein de l'élite du basket.

"C'est incroyable, parce qu'on a un groupe vraiment unique. Personne n'a cru en nous, mais ça nous a fait sourire car on sait qu'on a seulement besoin les unes des autres", lance Gabby Williams après la victoire (87-77) au bout de la prolongation contre Las Vegas, synonyme de fin de série.

Connue pour sa défense de fer, l'ailière réalise une saison exceptionnelle, avec 14,4 points de moyenne lors de la saison régulière et 22,7 lors des playoffs, dont un record personnel à 36 points contre Dallas.

Arrivée en Californie en avril 2026, elle guide le jeu de sa voix, ouvre les espaces de son explosivité dans la raquette, intercepte le ballon de son agilité et punit les erreurs de sa science du contre.

- Rock'n'roll -

Illustration avec ce ballon chipé avec malice dans les mains d'A'ja Wilson à deux minutes de la fin, avant une remontée de terrain express pour recoller au score (69-69), et boucher un retard de 11 points.

"Je n'allais pas la bloquer, alors je l'ai prise de vitesse", sourit Gabby Williams (1,80 m) à propos de son adversaire plus grande de 13 cm.

Elue meilleure défenseuse des JO-2024 et du Mondial en septembre, elle a affiné son tir ces dernières années, en particulier de loin, jusqu'à devenir un vrai poison pour ses adversaires. Avec, toujours, ce côté rock'n'roll dans son jeu caractérisé par la langue rouge des Rolling Stones tatouée sur son triceps gauche.

Après une année dense - un titre en Euroligue avec les Turques de Fenerbahce et une médaille d'argent avec les Bleues en Coupe du monde - la capitaine de l'équipe de France assure se sentir "très en forme" pour les finales.

Elle tentera de faire mieux que son compatriote Victor Wembanyama, qui s'est heurté aux New York Knicks en juin (défaite 4-1) et qu'elle a devancé au trophée Alain-Gilles du meilleur joueur ou joueuse de basket tricolore de l'année.

La native de Sparks, dans le Nevada, a été imprégnée par la culture américaine et elle ne cache pas ses ambitions et son goût pour la compétition.

Son agressivité, pimentée par ses années étudiantes où elle s'est promenée à tous les postes, de meneuse à Chicago à pivot de l'université du Connecticut Uconn, sera l'une des clés contre Atlanta.

Elle devra contrer d'autres talents, à commencer par la meilleure marqueuse du Dream d'Atlanta Allisha Gray (19 points de moyenne en saison régulière), ou encore l'ailière Angel Reese et l'arrière Rhyne Howard.

"C'est une très bonne équipe, très solide défensivement", assure la pivot des Golden State Valkyries Kiah Stokes.

Pour les battre, Gabby Williams sera accompagnée de ses moitiés de terrain, le rempart Stokes, la percutante Kayla Thornton (18 points et 9 rebonds vendredi) et sa compatriote tricolore Janelle Salaün, précieuse en sortie de banc.

Le premier match des finales aura lieu le 17 octobre à San Francisco. Le premier club à quatre victoires enfilera la bague de champion WNBA.

Q.Perrot--PP